• Interview de Gwen Delmas

    Bonjour Gwen et bienvenue chez Lecture-mania

     

    • Pour commencer, peux-tu te présenter en quelques mots ?

    Bonjour à tous et toutes. Je m'appelle Gwen (logique !) 41 ans. sudiste de naissance mais celtique d'origine et de cœur, je suis l'heureuse maman de jolie Princesse et petit Homme et l'épouse comblée de l'Homme, le chef de ma dreamteam. J’adore pêle-mêle la culture celtique, le foot, les penne al pesto, l’Histoire, ma tribu dreamteam et les journées fou-rires !

    Interview de Gwen Delmas

    • Depuis quand écris-tu ?

    Depuis le millénaire dernier. On ne rigole pas, c'est vraiment ça ! J'écris depuis que je sais tenir un stylo ou presque. Des poèmes, des contes, des petits romans. J'ai passé le turbo à l'adolescence. Rien de mieux pour faire passer un cours de physique que de mettre par écrit les histoires qu'on aimerait lire. J'ai continué à écrire à rythme variable pendant des années. Mais à l'aube de mes 40 ans, mon mari m'a lancé un défi. Le tatouage dont je rêvais ou l'aventure de l'édition. Or pour le moment, mon caractère douillet n'est pas prêt au tatouage. J’ai confié ce rêve à Héloïse ….

     

    • Combien de temps consacres-tu à l’écriture ?

    C'est très variable. Parfois juste quelques minutes, en fonction du planning de mon travail « officiel » mais en période de grande inspiration ou de fin de rédaction, je ne compte pas les heures. Le record sur une journée est montée à 9 heures en une journée sur le final de Perfect boss. Mais par contre, il se passe rarement une journée sans que j’écrive, sur le projet en cours, sur des idées futures, des bribes, des bonus, tout ce qui passe dans mon cerveau.

     

    • Quand tu as une idée, prends-tu des notes ?

    Oh oui ! Et à peu près à n’importe quelle heure. J'ai des fichiers sur mon portable, je griffonne sur des brouillons, je sature mon dictaphone de bribes de texte.

     

    • Sur quel support écris-tu ? (Ordinateur, cahier…) 

    J'écris essentiellement sur mon PC, un peu sur mon portable. Le papier n'est que mon support de secours. Et pendant l’écriture de Perfect boss, l’Homme m’a offert un dictaphone. Je crois qu’il en avait assez que je retourne allumer le PC ou le téléphone au milieu de la nuit pour cause d’idée pressante.

     

    • D’où te vient l’inspiration ? 

    Très bonne question. Je ne sais pas vraiment. Une idée germe, puis une autre, ainsi de suite.

     

    • Combien de temps mets-tu à écrire un livre ?

    C’est très variable. Tout dépend de mon temps libre, de mon inspiration, d’une éventuelle deadline. Pour Noël toi et moi, j’ai mis sept semaines, avec un très gros rush dans les dix derniers jours. Pour Perfect boss deux mois et demi. Pour le projet sur lequel je suis en ce moment -nom de code etm ou bb3-, je suis dessus depuis le mois de janvier.  Et je me rends compte que sans deadline je suis un peu moins efficace.

    Mais surtout, pour bb3, je tente l’aventure de la bêta lecture. Je l’avais amorcée avec Perfect boss. Là j’ai deux fées talentueuses et bienveillantes qui relisent, éclairent, conseillent. Quelle stimulation ! Pas plus tard qu’hier, l’une de mes fées m’a signalé quelque chose qui lui posait souci. On en a parlé à trois, réfléchi, agité nos neurones, … résultat, un chapitre en réécriture et je crois que ça va être un super chapitre.

     

    • Fais-tu beaucoup de recherches pour tes romans ?

    Je n’aime pas partir dans l’inconnu. J’ai besoin de me raccrocher à du concret. J’écris souvent sur des éléments, des lieux, des domaines, que je connais à la base. Hors de question d’être dans le flou, dans l’incohérent. C’est l’une des raisons pour lesquelles je ne parviens pas à me lancer dans les Historiques. Je sais comme je peux me gâcher un film pour une erreur manifeste ! Mais même ainsi, j’ai besoin d’aller vérifier des détails, des horaires de train, le visuel de Montmartre illuminé, etc. D’ailleurs, j’aime avoir des visuels sous les yeux. Pour Perfect boss, j’ai écrit toute une scène référence avec sous les yeux des vues du Grand Palais, pour m’imprégner du décor.

    Interview de Gwen Delmas

     

     

    • Écoutes-tu de la musique en écrivant ? 

    Je vis en musique, donc évidemment, j’écris en musique. J’ai des playlists coups de cœur. Pas forcément des musiques en lien avec l’ambiance de la scène en cours. Par contre, pour Noël toi et moi, la dernière soirée en musique, les titres retenus, Creep, Muse, etc, c’est ma base. Et dans perfect boss, j’avais écrit toute une scène de karaoké live avec des titres références. Peut-être un bonus à découvrir bientôt.

     

    • Quand tu commences à écrire ton histoire, la connais-tu déjà en entier ou bien tu improvises au fur et à mesure ? 

    J’ai un plan de travail préparé. Souvent sous forme de frise -ça, c’est pour l’historienne en moi. Le déroulé y est inscrit. Je m’y tiens. Après, je ne m’interdis pas de modifier le déroulement, d’ajouter telle scène, d’en supprimer une autre, de changer totalement la tonalité d’une troisième.

    Après, un scoop, très souvent, je n’écris pas mon livre de façon linéaire. Pour les deux publiés, j’avais rédigé les scènes clefs presque dès le départ. La Saint Valentin de Carla, la révélation de Noël.

     

    • Noël, toi & moi est sortie en fin d'année chez les Éditions Addictives. Peux tu nous parler de ce roman ?

    C’est une comédie romantique de 300 et quelques pages dans sa version numérique, que j’ai écrite cet été et proposée directement aux Editions addictives. J’ai adoré me confronter à cette aventure et partager, enfin, mes textes. C’était la première fois, (à l’exception de deux de mes meilleures amies qui ont lu mes premiers textes, l’une il y a vingt ans, l’autre l’été dernier et de deux débuts d’histoires publiés sur Wattpad sous le pseudo de Laracaras13) que je me confrontais vraiment à l’avis de lecteurs.

    Il raconte l’histoire d’Héloïse, une jeune executive woman, libre dans sa vie et dans ses choix, qui cherche le cadeau idéal pour sa sœur qui n’aime rien. Dans sa quête, elle tombe sur Alexandre, piégé par son patron pour participer au réveillon de famille. Un hasard ? Pas tellement. Sa fille aînée rêve de conquérir le beau sudiste.

    Héloïse et Alexandre vont s’offrir une parenthèse sensuelle, un jeu de séduction sans conséquence. Du moins, c’est ce qu’ils pensent.

     

    • D’où t'es venu l'idée d’écrire cette histoire ?

    Pour répondre au défi de mon cher et tendre, j’ai décidé au début de l’été, de participer à un concours. Le thème était large : romance de Noël. J’ai réfléchi quelques heures à ce que j’aimerais lire -c’est toujours comme ça que je démarre- et j’ai démarré sur un concept à contrepied qui a donné au livre son titre d’origine « je hais Noël, … jusqu’à preuve du contraire».

    Je voulais un personnage qui déteste Noël et qu’on allait « convertir » à la magie des fêtes. Or deux raisons gâchent souvent les fêtes. La solitude ou la famille. Alors pour répondre à la question, je précise. Je n’ai pas de problème avec ma famille. Ma sœur n’est pas une Chloé, loin de là et je m’entends très bien avec ma maman, merci ;) Mais là, je voulais une héroïne très forte dans sa vie professionnelle ou amoureuse, mais nettement plus fragile dans ses points vulnérables.

    L’intrigue est arrivée assez vite et tout s’est enchaîné. Les personnages secondaires, les situations, les étapes de narration. Une écriture presque évidente. J’ai laissé tomber le concours (je dépassais de loi la longueur attendue) et j’ai contacté les éditions Addictives.

     

    • Il y a peu est sorti Perfect Boss, peux-tu également nous en parler ?

    Perfect boss est une romance un peu moins légère que Noël toi et moi. C’est une histoire sur le poids que le passé laisse sur nos vies amoureuses, sur les bifurcations que prend la vie et sur la question que beaucoup d’entre nous se sont posées au moins une fois « qu’est-ce qui fonde une histoire d’amour ? Est-ce qu’une alchimie sexuelle, même très forte, est suffisante pour la bâtir ? » Cette réflexion (et ses conséquences sur l’intrigue) a un peu déstabilisé certaines lectrices, j’en ai été navrée. Mais j’assume ce choix.

     

    • Et pour lui, d’où est venu l'idée ?

    Il est venu de plusieurs éléments. D’abord, j’adore le sport. J’en pratique peu, mais je soutiens de près mes escrimeurs d’enfants. Notamment ma princesse épéiste. Et j’avais envie, quitte à choisir d’écrire sur le journalisme sportif (une vocation ratée selon l’Homme), de choisir ce sport-là en particulier. J’aimais la mentalité particulière qu’ont les sportifs de haut niveau, notamment l’empreinte que laisse sur eux les reconversions volontaires ou forcées. Et puis je voulais aussi partir d’un binôme amical fort. D’où Tom et Stephen. Sans compter que je voulais une fratrie fusionnelle et passionnée. Dans Noël, certains se sont demandés si tout allait bien dans ma famille. Laurie et Lilian ont un peu en eux de ma sœur et mon frère. Un amour puissant, une solidarité intense, mais parfois, des engueulades qui font mal, parce qu’on s’aime.

    Enfin, j’avais envie de travailler sur un groupe, avec plusieurs personnages. Un autre binôme était introduit dans la version première de Perfect boss. Mais dans le courant de la relecture, j’ai élagué mon histoire. Pour le moment en tous cas.

     

    • Penses-tu écrire un autre genre que la romance ?

    En fait, j’écris autre chose. J’ai en réserve, dans mes classeurs et mes fichiers des polars. Un thriller très sombre avec un tueur en série qui remet en scène les romans d’une auteure, et un polar, le premier que j’ai mené à bien, un projet en partie en ligne sur wattpad : Fibules et toi. Pour le moment, il est en sommeil, mais j’y reviendrai sans doute un jour. Il a une place à part dans mon cœur. J’ai aussi des envies de fantastique, une histoire de vampires qui marine pour le moment. J’aimerais également creuser mes envies de fantasy. Mais pour ce faire, il faudrait créer un univers. Quand je lis les chroniques des terres émergées de Licia Troisi ou le Porteur de mort d’Angel Arekin, j’ai autant d’admiration que de sueurs froides. Et puis je garde en tête l’idée d’un historique…

     

    • Quel est le personnage (de tes romans) préféré et pourquoi ?

    C’est une question vraiment difficile. Quand j’écris, je m’immerge dans mon personnage. S’il souffre, je verse quelques larmes. Il m’arrive même d’être contrariée sans explication, … ah si, parce que mon personnage est bouleversé ! Donc chacun de ces personnages a un bout de mon cœur. Pour le moment, si on excepte les deux protagonistes avec lesquels je passe mes heures dans bb3, je dirais Stephen.

    Parce que j’aime son tempérament, sa moralité, sa façon de prendre soin de Carla malgré elle. Et puis parce que, pour l’imaginer, je lui ai donné les traits d’un acteur que j’aime, pour plein de raisons, Sam Heughan, le héros de Outlander.

     

    • Quel est le personnage que tu as eu le plus de mal à écrire et pourquoi ?

    J’ai moins de mal à répondre à cette question-là. Carla m’a posé des migraines. Parce que je conçois ses choix mais que je n’aurais pas fait les mêmes, parce que j’ai parfois eu envie de la secouer. Et même si je l’adore, elle m’a parfois rendue dingue.

     

    • Quels sont tes autres projets ?

    Outre bb3, je réfléchis à des spinoff : j’ai très envie, et je sais que certaines lectrices aussi, de voir ce que pourrait devenir Chloé, la sœur d’Héloïse. J’ai pour elle un scénario qui me donne très très envie. J’en ai autant pour Tom, le perfect boss, et pour Hugo et Cassandre, deux des collègues de Carla. Mais j’ai aussi très envie de reprendre la base d’« un été pour une vie », le Young Adult que j’ai commencé à publier sur Wattpad, mais dans une version totalement remaniée.

    Sans compter toutes les idées qui germent ça et là et les ébauches plus ou moins avancées qui dorment dans mes disques durs.

    Interview de Gwen Delmas

     

     

    • Quels sont tes genres de lecture préférés ?

    Je lis beaucoup, et de tout. J’adore les thrillers, la SF, la fantasy, les romans historiques et bien sûr la romance. Selon mes envies, mes humeurs, je passe de l’un à l’autre avec plaisir.

     

    • Quel est le dernier livre que tu as acheté ?

    Au Salon du livre, j’ai désespéré mon banquier -et cassé le dos de l’Homme- en ramenant une dizaine de livres papiers. J’avoue que j’ai pillé le stand des Editions Addictives. En plus d’écrire dans la Luv team, je suis aussi fan fan de leurs auteurs. Aussi, je crois que dans l’ordre chronologique, le dernier broché a été le Wild love de Chloé Wilkox, une auteur aussi talentueuse qu’adorable. Mais lors de ma prochaine virée librairie, je reviendrai avec l’incroyable Inconnu de l’ascenseur de Sophie S-Pierucci. Et en numérique, je crois que c’est No love no Pain d’Angel Arekin.

     

    • Quel est ton ou tes auteur(s) préféré(s) ?

    Là encore, c’est une question terrible ! Alors je triche et j’en choisis plusieurs : Stendhal chez les classiques (mon premier coup de foudre), Robert Ludlum pour l’espionnage, Maxime Chattam pour sa capacité à me faire frémir de peur et à me faire en redemander. En romance, il y en a un joli panel, mais trois d’entre elles savent que je précommande leur livre à peine il est annoncé : Emma Green, par lesquelles je suis rentrée dans la romance à la française et qui sont des femmes en or, Angel Arekin qui a une capacité à me bouleverser quel que soit le héros, le livre ou l’univers. Et Sophie S-Pierucci dont j’ai découvert l’été dernier le superbe Brisé (e) et que je ne quitte plus des yeux depuis. Parce qu’en plus d’être une auteur incroyablement douée pour construire des histoires addictives, c’est une femme fabuleuse, et qu’elle est devenue une amie en or.

     

    Ton portrait chinois en 10 questions : 

      

    Si tu étais… 

    Un animal ? Je ne suis pas très « animal » ; je dirais un chien, qui a été mon animal d’enfance

    Une couleur ? Le vert. Un beau vert celtique bien sûr

    Un film ? Un seul ???? Alors ce serait Braveheart. Parce que l’Ecosse, parce que Mel, parce que ….

    Un livre ? Les liaisons dangereuses. Peut-être banal, mais ce que j’ai aimé Valmont !!

    Une sucrerie ? les M&m’s

    Une personne célèbre ? Lucie Aubrac. Pour son esprit de résistance, pour son amour de l’histoire, pour son amour tout court.

    Une fleur ? La rose, blanche ourlée de rouge, ou le chardon, parce que l’Ecosse ?

    Un de tes personnages ?  Héloïse, forte en dehors, guimauve en creusant un peu.

    Une saison ? L’été. Les vacances, les pêches et les melons, les apéros entre amis, … l’été, indiscutablement

    Une chanson ? Décidément vous êtes rudes. S’il n’y en avait qu’une : With or without you de U2

    Un objet ? mon claddagh. Mon anneau de fiançailles, celtique, sans doute mon premier futur tatouage

     

    Interview de Gwen Delmas

    Un dernier mot pour tes lecteurs ?

    Merci d’avoir lu ma première expérience dans ce type d’exercice. Il est finalement plus facile de se cacher derrière ses personnages. Merci infiniment de l’accueil que vous leur avez réservé. J’espère que notre aventure continuera longtemps.

     

    Ses romans :

    Interview de Gwen Delmas

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    Son blog : Ici

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