Auteur : Aurélien Grall
Format numérique
97 pages
Sorti le : 30/08/2019
Résumé : Imaginez un monde sans électricité, sans smartphones, sans ordinateurs, sans télévision, sans réseaux sociaux. Imaginez un monde où les gens sont condamnés à se regarder, se parler et s’entraider. Ce monde, c’est celui du grand shutdown. La pire catastrophe n’ayant jamais frappé l’Humanité !
Alors que la civilisation humaine est en train de s’effondrer, le gouvernement fait appel aux services de Michael Donovan, astrophysicien et héros de guerre devenu alcoolique après la disparition tragique de sa femme. Au départ réticent, il finit par accepter. Contraint de faire équipe avec la froide Charlotte Von Braun, grand nombre de ses convictions vont se voir bouleversées…
Mais pour sauver le monde, il lui faudra d’abord se sauver lui-même. Où puisera-t-il le courage ? Et d’ailleurs, n’est-il pas déjà trop tard ?
Avis de Chloé :
Tout d’abord chers amis, je tiens à remercier l’auteur pour ce SP et rappeler que mon avis est tout sauf objectif.
Donc, pour commencer je pense qu’il est important de déterminer l’objectif que l’auteur avait en tête lorsqu’il a écrit ce livre : faire passer un message d’alerte, notamment écologique mais aussi économique (la surconsommation tout ça tout ça). Le but est louable c’est sûr, je suis aussi totalement d’accord avec le fait d’alerter les gens et de faire prendre conscience aux gens que la situation du monde est loin d’être belle.
Mais, parce qu’il y a toujours un mais, si je suis d’accord avec le fond, la forme n’est pas passée du tout (excusez les expressions, le côté études de droit ressort malgré moi parfois). Pour résumer, j’ai plus eu l’impression de lire le scénario d’un film catastrophe/apocalypse qu’un roman : les indications de lieux et de temps en début de chapitre (comme si on mettait une petite phrase en bas de l’écran), le style d’écriture rapide et qui ne s’étend pas vraiment sur les descriptions, les personnages auxquels on n’a pas vraiment le temps de s’attacher car on ne s’attarde pas assez sur eux.
Bref pour toutes ces raisons-là, je voyais plus un film qu’un livre. Ce qui n’a pas aidé je pense ici, c’est le format très court : seulement 97 pages sur mon ordinateur. Je pense donc que c’est par manque de temps tout simplement que découlent mes sentiments sur ce livre. Avec plus de pages, l’auteur aurait pu plus s’étendre sur les personnages, les développer plus en douceur (peut-être séparer les points de vue des personnages en chapitres par exemple), mais aussi prendre plus de temps pour décrire l’environnement et ainsi nous permettre en tant que lecteurs de s’immerger réellement dans l’univers du livre.
Également, ça aurait permis à l’auteur de développer vraiment petit à petit son intrigue ainsi que de préparer les surprises et révélations. Alors que là, tout va très vite, on n’a pas le temps de se poser des questions, de réfléchir à la situation avec les personnages et de former des hypothèses. Pour ce qui est des révélations, l’une d’entre elles, à mon avis, tombait même comme un cheveu sur la soupe, elle sortait de nulle part et rien ne nous y avait préparé, alors que si des micro indices avaient été disséminés ça et là ça aurait pu être très logique.
Par rapport à ce point j’aimerais juste revenir rapidement sur les personnages : on passe beaucoup trop vite sur leurs sentiments, je ne peux pas vraiment donner d’exemple sans spoiler mais vous pouvez me croire, j’aurais vraiment voulu avoir plus de temps avec eux pour vraiment les comprendre et m’y attacher.
Bref c’est un livre de suspense que je n’ai vraiment pas apprécié, malgré les bonnes intentions derrière, c’est donc dommage.