• Une proposition AJ Molloy

     Une proposition

      

     A.J Molloy 

    Éditions Kiro 

    296 Pages  

     

     Une proposition AJ Molloy

     

     

     Résumé :

     L’amour est si doux. Le désir si puissant... Une comédie romantique qui nous entraîne aux confins du plaisir. "Je regarde l’homme assis à l’autre bout de la terrasse. Un milliardaire. On lui donne à peine trente ans. Il est magnifique. Sa peau mate, une barbe de trois jours et ses yeux d’un bleu pâle forment un contraste saisissant. Son regard distant lui donnerait presque un air sévère s’il n’était pas irrésistible. Des airs de petit garçon dans un corps d’adulte, de prédateur. Une sensualité incroyable émane de son être. Il est animal, charnel, sexuel..." Alexandra Beckamm, dite X, est partie rejoindre une amie en Italie. Elle compte y faire des recherches pour son mémoire sur la Camorra. Mais le soir de son arrivée à Naples, elle croise le regard de lord Marcus Roscarick, beau et riche milliardaire. Elle n’a plus qu’une idée en tête : le revoir. Elle ne sait pas encore que l’homme cache de dangereux secrets.

     

     

    L’avis de Manue :

     

    On a tous des limites. Parfois, on se plaît à les repousser et je dois dire que l’héroïne Alexandra dite X s’y prête volontiers. En revanche, moi grâce à ce roman, je viens de définir mes limites littéraires en matière de romance érotique. Je m’explique. J’ai mis mon dévolu sur ce roman à cause de la couverture. Non, je vous arrêtes tout de suite ! Moi, la pomme ne m’a pas fait penser à Twilight (j’anticipe, je vous voyais venir ! ) J’ai lu des trucs du genre et je me suis dit quel lien entre des vampires et une romance érotique surtout quand on pense que Bella Swan est une vraie prude ? Bref, je m’égare. En même temps, l’idée d’une pomme n’a rien d’exceptionnel en soi que ce soit pour une couverture de Twilight ou autre. Ce que je veux dire, c’est que tout le monde sait (à moins d’être inculte ou ermite, je vous laisse le choix : p) que la pomme dans la Bible, c’est le fruit défendu, Adam et Eve, etc. tout ça, tout ça. Bon, je ne suis pas là pour promouvoir le catholicisme non plus attention, c’était juste une piqûre de rappel. Jusqu’ici, je ne vous apprends rien. En gros, l’image de la pomme renvoie à l’acte de chair, mais plus encore à la tentation. Ici, la pomme est mise sous le feu des projecteurs, elle sort de l’ombre, et qui plus est les gouttes d’eau donnent une idée de chaleur, de sueur… L’analyse d’une couverture est toujours intéressante même si certaines sont plus subjectives que d’autres. En gros, j’avais en tête les mots : tentation, passion, sensualité, sensation et tout ce qui finit par « -ion ». Je laisse vos esprits tordus faire le reste... xD. Et puis tout le monde sait que le meilleur moyen de résister à la tentation, c’est d’y céder dixit Oscar Wilde donc forcément cette couverture produit son petit effet dans mon cerveau étriqué et ça clignote en gros « Muy caliente, hace mucho calor, hum… » (Oui, je suis tordue et ça ne tourne pas toujours rond là-dedans, mais je l’assume.)

     P.S : vous remarquerez que j’aime les langues étrangères et particulièrement l’espagnol comme l’italien, avis à la population ^^ Nan j’déconne voyons, un peu de sérieux ! J’en étais où moi déjà ? Ah oui ! La couverture fait monter la température. Oui, ben en fait non.

     Une fois, n’est pas coutume me voilà perplexe. Bon, au début chose qui n’a rien à voir et totalement hors sujet le nom de l’héroïne m’avait fait penser à David Beckham ; le sex-symbol des stades de foot (totalement hors sujet, mais fallait que je le dise pour la forme : p), et donc mes hormones étaient doublement fin prêtes à se laisser surprendre par cette lecture, et pour être surprise, je l’ai été, mais pas forcément comme je m’y attendais.

     Tout débute dans un café dans lequel on retrouve Alexandra, jeune américaine venue s’encanailler à Naples, le QG de la Camorra, pour écrire une thèse sur la mafia en compagnie de sa meilleure amie. Bah oui, il n’y a pas de romance érotique sans meilleure amie, c’est comme ça ! Là, X (quel pseudo, c’est très à propos pour le coup !) tombe sous le charme d’un bel italien comme on les aime : Lord Marcus Roscarick. L’attraction est immédiate. Pour moi, c’est la douche froide, je ne lui trouve rien d’extraordinaire. Mais bon, il ne s’agit pas de moi et Alexandra, elle, allez savoir pourquoi est perturbée. Cette première rencontre donnera le signal de départ d’une relation sulfureuse. Trop à mon goût. L’histoire ne sort pas des clichés attachés au genre si ce n’est que pour une fois l’originalité de l’endroit et le thème de la mafia apportent une touche d’ingéniosité et de fraîcheur bienvenue. Les scènes olé olé sont très bien écrites, même trop. J’ai trouvé ça lisse, je n’ai pas ressenti d’émotion lorsque c’était censé être sensuel. Pire, parfois à d’autres moments, j’ai été mal à l’aise. Impossible pour moi de m’identifier à cette héroïne qui certes parait pourtant sympathique, mais qui fait des choix trop rapides et inexpliqués pour que cela puisse être compréhensible pour le lecteur et généralement, c’est au moment où je ne parviens pas vraiment à m’expliquer le pourquoi du comment que je décroche.

     Pourtant, je suis allée jusqu’au bout sans jamais vraiment savoir quoi penser exactement de cette lecture. Je suis toujours dans un flou artistique à ce jour. Ça m’a à la fois surprise et dérangée. C’est assez déroutant de se trouver en face d’un roman qu’on a du mal à classifier, car d’un côté il y a des choses qu’on a trouvé géniales et de l’autre terriblement déstabilisantes. Attention, ce n’est pas un mauvais roman, loin de là, mais ce n’est pas non plus le roman de l’année. Je sais que ce que je dis n’est pas très clair alors je vais essayer de l’être un peu plus.

     Globalement, j’ai aimé lire « Une proposition », l’histoire est déroutante, mais je trouve qu’à certains moments elle devient perverse et tordue, ce qui m’a dérangé. L’idée de départ était ingénieuse, à contrepied de ce que l’on peut lire, mais malheureusement je n’ai pas été séduite par cette histoire d’amour entre les deux personnages. L’univers parfois malsain dans lequel ils sont plongés m’a empêché d’apprécier leurs sentiments respectifs à leur juste valeur. On ne comprend pas toujours pourquoi l’héroïne continue à se faire du mal, à s’infliger tout ça. On tremble pour elle parfois et on passe plus de temps à craindre ce qui va lui arriver en tournant les pages qu’à en apprécier les instants charnels. Que c’est dommage ! Pourtant, le roman est très bien écrit avec une description de l’Italie et de l’histoire de la mafia époustouflante. Un parallèle surprenant avec les mystères gréco-romains, il fallait y penser ! Il y a du travail, c’est indéniable et un sacré travail de recherche. C’est le gros point fort du roman. Il y a un univers, un parfum d’Italie, de Naples, une atmosphère qu’on ne retrouve nulle part ailleurs, mais qui malheureusement vers la fin devient pesante. J’ai même dû sauter quelques pages et pourtant je ne pense pas être quelqu’un de prude, mais il y a des choses qui pour moi ne peuvent pas être banalisées. Je ne peux pas fermer les yeux sur des scènes qui m’ont choquée et qui sans être violentes physiquement le sont psychologiquement. En même temps, c’est un bon moyen de réflexion sur ce qui est acceptable ou non pour tout un chacun dans sa sexualité que ce soit par amour ou par pur fantasme. Un sujet qu’il fallait oser. A.J Molloy est un pseudonyme d’un auteur connu du genre. Je ne sais pas qui (malheureusement, mais je mène ma petite enquête, James bond n’a qu’à bien se tenir xD), mais je comprends qu’étant donné la prise de risque, elle ou lui, est fait ce choix d’une publication anonyme. Je salue la prise de risque.

     « Une proposition » a le mérite de nous apporter un peu de culture et j’ai aimé découvrir des aspects de l’Italie que je ne connaissais pas. On notera tout de même que parfois les descriptions trop détaillées peuvent en gêner certains qui y verront là un côté guide touristique à la limite du Routard.

    Conclusion ? En soi, pour moi les scènes sensuelles ont été de peu d’intérêt, et manquaient d’un petit grain de folie, mais on ne peut ôter à ce roman une qualité certaine, une plume littéraire et un style unique qui le démarquent des autres. La chute est peut-être précipitée. À lire à condition d’avoir les reins solides et de ne pas être réfractaire aux ambiances parfois malsaines qui peuvent se dégager de la sexualité (orgies, viol, flagellations, soumission, domination...). Mon âme de bisounours pervertie et dopés aux 50 nuances de Grey et compagnie s’en est remise, je vous rassure. Pas certain pour autant que je me laisse maintenant reprendre par les romances érotiques épicées BDSM. En revanche, si vous n’avez pas froid aux yeux voire que vous êtes sado maso pratiquants et fiers de l’être courez l’acheter. Ou si vous êtes simplement curieux et désireux de vous faire votre propre opinion tout en élargissant votre culture de l’Italie, ça peut aussi être une bonne raison. À vous de voir, c’est vous qui avez le dernier mot :D 

     


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