• Le dernier jour - Ophélie Pemmarty

    Le dernier jour

      

    Ophélie Pemmarty

    Auto publication

    67 Pages

     

     

     

    Résumé :

    Ce ne sont que quatre adolescents. Quatre ados comme les autres, avec les joies et les tourments de cet âge. Ils vivent dans la même ville, certains dans le même quartier. Ils étudient tous les quatre dans le même lycée. Cela pourrait être les seules choses qu’ils aient vraiment en commun, et pourtant… il y a plus que cela.
    La vie est ainsi. Elle crée des liens, en défait d’autres. Elle nous pousse à aimer, à détester, à rire, à pleurer… elle nous rend tour à tour heureux, puis malheureux. Elle nous emporte sans rien dire, sans nous laisser le temps de réfléchir à ce que l’on voudrait vraiment. Et puis, parfois, elle nous donne un peu de répit. Le temps de reprendre notre souffle avant de nous entraîner de plus belle. Le temps de dévoiler nos secrets, d’avouer nos faiblesses, pour repartir plus forts.
    Ce ne sont que quatre adolescents. Et comme si la vie avait décidé de les tester, un jour, un professeur leur a demandé de répondre à une question bien particulière.
    Une question capable de les bouleverser, de faire chavirer leur existence tout entière… mais à laquelle ils doivent répondre en toute sincérité.

    « Si aujourd’hui était votre dernier jour sur terre, que feriez-vous ? »

     

    L’avis de Manue :

     

    Voilà une chronique qui n’était pas prévue. D’une, parce qu’on n’est pas vendredi (vous aussi vous l’aviez remarqué : p) et parce que j’ai pour ligne de conduite de me concentrer sur un roman par semaine. Alors, je n’ai pas vraiment eu le temps de méditer mes mots ni de peser mes sentiments, mais après ma lecture j’ai le sentiment que parfois il faut simplement apprendre à dire ce que l’on a sur le cœur sans trop se poser de question, sans chercher à prédire ce qui va arriver, simplement rester soi-même avec nos mots, nos sentiments, nos émotions. Rester soi-même, c’est ça le maître mot de cette nouvelle.

    Pour tout vous dire, je ne suis pas très nouvelle, ce n’est pas vraiment mon genre littéraire de prédilection. Enfin, bon pour être plus claire, ce n’est pas ma tasse de thé et c’est la deuxième que je lis cette année ce qui vous donne une idée de l’affection que je porte pour le genre. Eh oui, je vous ai dit hier dans ma chronique sur « Dévoile-moi » que la première fois qu’on aborde un genre littéraire, ça détermine à vie notre manière d’aborder le genre à l’avenir. Eh bien moi ce désamour, je l’explique par les nouvelles très (trop ?) littéraires dont mes profs de français m’ont abreuvée, des nouvelles tellement soporifiques qu’à la page suivante, je ne me souvenais même plus de ce que j’avais lu avant. Si, si, si, ça peut arriver surtout dans les cas où on se force à lire quelque chose qui ne nous parle pas. Mais cette nouvelle m’a un peu réconciliée avec le genre. Attention, je ne dis pas que je vais me jeter sur la prochaine qui verra le jour, mais j’aurais moins d’appréhension certainement. Ce qui me chagrine aussi dans les nouvelles, c’est que le format est court ! Ben oui, sinon ce ne serait pas une nouvelle ^^ et que de ce fait, je reste souvent sur ma faim à me poser mille questions sur le devenir des personnages. Alors je ne vais pas vous mentir en vous disant que je ne me suis pas posé des questions à la fin de ma lecture, mais la vérité, c’est surtout que cette nouvelle m’a bouleversée. En cette journée dominicale maussade dans la campagne où je vis, voilà qu’Ophélie Pemmarty a la gentillesse d’offrir un joli cadeau à ses lecteurs et je me lance dans cette lecture à cœur perdu. Je tourne les pages sans m’en rendre compte.

    Cette nouvelle fait partie des rares récits capables de faire vibrer des cordes en nous. Oui, j’avais l’impression d’être un piano pas toujours accordé je dois dire parce que je suis passée des rires aux larmes. Ça a fait remonter beaucoup de choses à la surface. Ça fait réfléchir. Ça a réveillé mes doutes, mes espoirs, mes douleurs, mes souvenirs de lycée, ça m’a surtout redonné espoir. Mes yeux m’ont piquée. J’en ressors le souffle saccadé, les yeux embués et avec la certitude que tout ira bien pour ces personnages à qui je me suis attachée plus que je ne l’aurais pensé, et ça, sur seulement une soixantaine de pages ! Cette nouvelle fait fort, très fort, parce que pour me mettre dans un état comme ça il en faut beaucoup. Je ne suis pas du genre à verser ma petite larme facilement croyez-moi.

    De quoi ça parle ? De quatre adolescents en proie aux doutes, aux secrets, à la culpabilité à la dure réalité qu’est la vie et qui en une journée vont découvrir qu’en abattant les masques et en faisant voler en éclat les faux semblants, ils peuvent faire bouger leur vie, qu’avec un peu de courage on peut surmonter ses faiblesses, s’avouer nos peurs, mais aussi nos sentiments. Quatre belles âmes en qui chacun saura se reconnaître. On y parle de la mort, d’amour, de l’homosexualité, des apparences, de l’amitié… De la vie quoi ^^ « Le dernier jour », c’est surtout un bel hymne à la vie, une ode à l’espoir.

    La plume est fluide, poétique, terriblement bouleversante. Être ado de nos jours n’est pas évident, ça ne l’a jamais été. C’est se poser mille questions à la fois, tergiverser durant des heures, affronter les jugements des autres, le regard que la société fait peser sur nous, surmonter nos peines et nos douleurs, en tirer des leçons, comprendre que parfois bien loin de nous terrasser la douleur nous construit, nous endurcit. C’est aussi ça la vie, surmonter les épreuves et en faire notre meilleur bouclier pour parer aux prochains coups durs. C’est croire en l’avenir, avoir foi, ne pas perdre espoir qu’un jour, lorsque le soleil se lèvera de nouveau nos doutes, nos failles, le poids qu’on porte sur l’estomac disparaitra. Attendre ce jour où tout à coup on se lèvera le cœur plus léger. Alors on se souviendra de ce dernier jour de mal-être avec mélancolie, on en plaisantera et on pourra se dire une chose, une seule : j’y ai survécu !

    Alors oui Oriane, Hugo, Gwen et Maël m’ont émue. Ils sont la preuve que, quelle que soit l’équation, on peut surmonter nos problèmes. Mais ce qu’on ne doit pas oublier, ce sont les gens qui nous entourent, nous aiment et ne demandent qu’à nous soutenir si tant est qu’on ait le courage de leur ouvrir notre cœur, de se livrer à eux. Parce que les gens qui nous aiment vraiment ne nous jugeront jamais. La leçon dans tout ça, c’est que se mentir à soi-même est certes parfois plus simple que d’affronter nos vérités, de tenter de les résoudre et de composer avec, mais lorsqu’on se délivre des non-dits, la vie n’en ait que plus légère. Alors, parlez !

    Après cette lecture, vous ne regardez plus les gens de la même manière. Parce qu’au-delà des apparences l’humanité comporte des failles. En venir à bout suppose surtout d’avoir confiance en soi-même, mais surtout dans l’autre. Parce qu’il n’y a pas meilleur remède au mal-être et au désespoir, que l’écoute, la compréhension et l’entraide.

    Et maintenant, vous avez l’eau à la bouche ? Hein, une Manue sentimentale qui ne se cache pas derrière des blagues vaseuses, ça vous en bouche un coin pas vrai ? Oui, je l’avoue, je suis comme tout le monde. Je répète à qui veut l’entendre que « l’humour sauve de tout », je me cache parfois derrière ses traits d’humour que j’aime distiller à l’emporte-pièce, mais on ne peut pas forcément rire de tout. Il y a des sujets qui marquent tout un chacun d’une manière très différente parce que nous avons tous notre propre sensibilité, nos propres manières d’affronter nos problèmes, de résoudre nos erreurs, de combattre nos ombres. On ne peut pas rire de la douleur des autres, de la perte d’un être cher, de la souffrance d’une séparation… mais en parlant, on peut déjà commencer à relever la tête, à inspirer l’air qui nous entoure à plein poumon et prendre la voie qui nous fera nous sentir mieux. Alors, je n’ai pas forcément envie de faire dans l’humour pour terminer ma chronique. Attention, ne croyez pas que la nouvelle est triste, morose, déprimante à souhait ou un truc dans le genre. Pas du tout ! Oui elle l’est à certain moment, mais elle est surtout d’une beauté bouleversante, c’est ça le mot. C’est bouleversant de vérité, d’un réalisme déroutant. Il y a tout pour que l’émotion vous prenne à la gorge, les personnages, l’histoire, mais surtout les mots et les descriptions de leurs émotions avec un recul et une honnêteté époustouflante. Ce n’est ni trop mièvre, ni trop brut de décoffrage, c’est simplement juste. Le récit est bien mené avec un enchaînement de points de vue des différents personnages qui est de bon ton. L’enchevêtrement est rapide et donne une dynamique intéressante au récit. On est tenu en haleine jusqu’au dénouement.

    J’arrête là parce que j’ai moi-même du mal à mettre les mots justes sur mon ressenti, mais j’ai fait de mon mieux. Pour tout vous dire, le mieux c’est de la lire et pour ça, ça se passe par ici les manias : http://opheliepemmarty.com/2013/10/19/le-dernier-jour/

      

    N.B : Seul point négatif que j’ai noté, au début les deux premiers persos nous parlent de leur prof de philo qui leur a donné leur sujet de rédaction et Gwen, elle, nous parle de son prof de français. Loupé ou pas ? Ce n’est pas très important, mais ça m’a sauté un peu aux yeux. Mais bon, ce n’est pas très grave en soi.

    Sur ce bon dimanche (bon il est déjà bien entamé mais mieux vaut tard que jamais comme on dit :D), et je vous dis à vendredi prochain ^^

     


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