• Laisse-moi te posséder - Beth Kery

    Laisse-moi te posséder - Beth Kery

     

    Laisse-moi te posséder

    Beth Kery

     Éditions J’ai Lu 

    443 Pages

       

    Résumé :

    Étudiante en art et en architecture, Francesca Arno a été sélectionnée pour réaliser une peinture murale d’exception dans le nouveau building de Noble Enterprises. À la tête de cette société florissante : Ian Noble. Puissant, insaisissable, il contrôle tout ce qui l’entoure d’une main de maître. C’est à l’occasion d’un cocktail que Francesca fait sa rencontre. Une rencontre qui se révèle décisive, fatale.
    Il l’attire, la possède. Et elle aime ça.
    Elle est jeune, innocente. Il ne peut résister.
    C’est un jeu passionnel et exclusif. Un jeu de pouvoir sans aucune limite…

      

     

    L’avis de Manue :

    Vous commencez à me connaître, et vous avez très certainement compris que je suis quelqu’un de cash. Alors je ne vais pas y aller par quatre chemins, non, je n’ai pas aimé et pour cela j’ai mes raisons. Pourtant, au départ la couverture et la quatrième avaient fait leur petit bonhomme de chemin dans mon esprit, promesse de sensualité et passion synonymes d’heureuses heures de lectures détentes et de farniente. Eh bien oui, mais non. Il ne faut pas se fier aux apparences, elles sont parfois trompeuses et ce roman est trompeur. Je m’explique : là où je pensais découvrir passion, frisson et romantisme à toute épreuve pour faire battre mon petit cœur tout mou, je ne suis sortie de ma lecture qu’avec un « bof mouais peut mieux faire ».

    BOF parce que c’est du déjà-vu et revu. Une ultime adaptation littéraire du best-seller 50 nuances de Grey, une sorte de copier-coller légèrement remanié avec une belle plume cependant il faut l’admettre. Mais moi, je n’aime pas les copier-collers, j’aime bien qu’on me surprenne en reprenant un thème et en l’amenant justement à sortir des sentiers battus. Dans « Laisse-moi te posséder », ce n’est malheureusement pas le cas. Ian Noble est beau, riche et c’est un dominateur qui cache un sombre secret. Ça ne vous rappelle pas quelqu’un ? Il rencontre la belle Francesca, au style décontracté baba cool, artiste peintre. Bref, il  passe avec elle un contrat pour un tableau et de fil en aiguille, ils finissent par se rouler par terre. Jusqu’ici, on ne peut pas dire qu’on soit à des années-lumière du résumé en quatrième de couverture. C’est plutôt fidèle. Oui, je le concède. Mais là où le bât blesse, c’est que j’ai eu l’impression tout le long du roman que les personnages étaient à côté du rôle. Je sais qu’on n’est pas dans un film et vous vous dites, mais qu’est-ce qu’elle raconte ? Quelque chose m’a gênée, je ne sais pas, il y a comme une ambivalence dans leur caractère, une incohérence entre ce qu’ils sont censés être et ce qu’ils sont dans le roman. Quelque chose ne fonctionne pas, ça sonne faux et creux.  La vérité, c’est que Ian n’a de charismatique que le mot. Il ne m’a pas fait frissonner une seule fois et le personnage de Francesca n’est pas en reste, elle est fade comme pas possible. Je me suis vite lassée de leurs disputes et ruptures à répétitions. Tout va trop vite. On ne s’ennuie pas, loin de là, mais à force d’aller trop vite dans une sorte de course sentimentale effrénée sauce érotique, j’ai fini finalement par rester en marge du roman. Je ne me suis pas sentie impliquée dans ma lecture. Je n’ai pas eu cette envie presque irrépressible de tourner les pages coûte que coûte peu importe mon état de fatigue pour connaître la fin. Certes l’avantage, c’est que mon sommeil ne s’en est pas trouvé perturbé. En tout cas, c’est l’effet que le roman a eu sur moi. Je suis restée sur ma faim.

    Le problème, c’est qu’il n’y a pas vraiment d’histoire, de rebondissements dignes de ce nom. La chute est prévisible. Ce n’est pas un défaut en soit. Beaucoup de romans sont construits sur ce moule seulement le hic ici, c’est que tout est précipité. Cependant puisque je me dois d’être juste et honnête, je ne peux dénier que le roman est bien écrit, se lit facilement et que l’érotisme est bien présent avec en prime des scènes d’une sensualité débordante, mais ça n’a pourtant pas suffi au roman pour qu’il sorte de ma liste « avis mitigé ». Pour être tout à fait honnête et un peu vulgaire, je dirais que trop de culs tuent le cul ! (Oui, j’ai osé. C’était trop tentant. Oh allez en même temps si on lit des romances érotiques on ne fait pas son effarouchée :p). En définitive, si on enlève toutes les longues scènes X (c’est mieux que le mot en c hein ?) et bien on se rend compte qu’il ne reste plus grand-chose d’autre hormis un séduisant trentenaire mania du contrôle (encore !) qui rencontre une jolie étudiante (encore !), vierge (en plus!) dont il fait sa soumise (encore !) et puis après multiples, multiples, multiples coucheries (là, ça bat le record de fifty shades soyons honnêtes, et non je n’exagère pas, lisez-le pour voir), ils finissent pas tomber amoureux (Oh my god, quelle surprise, c’est pas vrai ? Si, si ça l’est) ! Entre tout ça, il ne se passe pas grand-chose à part quelques enfantillages et une scène trop courte à Londres où Francesca découvre le secret de Ian de manière brève, trop brève à mon goût. Là où je me suis dit enfin quelque chose d’intéressant, j’ai vite été coupée dans mon regain d’intérêt. Du coup, c’est dommage parce que cela n’apporte rien au roman, je n’ai pas appris assez de choses sur Ian pour vraiment le comprendre et excuser son comportement parfois autoritaire. Ian est trop brusque, pas assez captivant, quant à la jolie Francesca qui passe de l’innocente à la soumise, et qui surtout change d’avis comme de chemises sans trop d’explications de la part de l’auteur, et ce à maintes reprises, on est plus dans un conflit intérieur mais carrément dans un dédoublement de personnalité. Même l’humour dont Beth Kery essaye de faire preuve ne passe pas, ça cloche dans la mécanique.

    Bref, bilan ? Je n’ai pas adhéré. Un roman qui est trop rapide, qui se veut dans la mouvance des romances érotiques qui pullulent ces derniers temps, mais qui est pour moi une grosse déception. Je pense surtout que le récit souffre d’un manque d’originalité et d’un déséquilibre entre scènes érotiques et récit à proprement parler. L’érotisme, c’est bien, mais avec une histoire, c’est mieux ! Pour autant, en ce qui concerne l’érotisme le contrat est plus que rempli. Oui, je l’avoue parfois, j’en ai eu des vapeurs même si j’ai dû survoler certains passages trop longs. Mais ce n’est pas pour autant que je me suis laissée embarquer par l’histoire. J’ai même eu du mal à le finir et j’ai bien failli l’abandonner avant la fin. Déçue donc, mais je n’ai pas à me plaindre, car ce roman m’a été prêté par une amie ce qui a contribué à atténuer ma déception, car oui, je suis du genre à ruminer un achat déception et je l’assume ! Chacun ses défauts, ne me jetez pas la pierre ! Cela dit, « Laisse-moi te posséder » conviendra tout à fait à celles qui dans une romance érotique ne voient pas en premier le mot « romance », mais « érotique », car là mesdames, mesdemoiselles, croyez-moi vous allez être servies et même gâtées, car Beth Kery sait manier le sujet, rien à redire là-dessus. Pour autant, je n’en démords pas, c’est dommage que la romance ait été reléguée au second plan. Il ne manquait qu’un petit quelque chose pour que le tout soit plus addictif.

     


    Tags Tags : , , , , , ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :