• Interview de Liliane Fournier

    Interview de Liliane Fournier

    Bonjour Liliane et bienvenue chez Lecture-mania

     

    • Pour commencer, peux-tu te présenter en quelques mots ?

    Je suis Languedocienne d’origine et je vis en Corse depuis 13 ans parce qu’un jour, mon chéri et moi avons décidé de tout plaquer et de venir vivre sur la plus belle île du monde (si, si, je n’exagère pas). Je suis éducatrice en développement durable, je travaille avec des enfants auxquels j’essaie de transmettre mon amour de la nature et la notion d’écocitoyenneté.

    Je suis profondément rurale, la nature est ma source d’énergie.

    Je suis artiste « multifonction », j’écris bien sûr, mais mes premières amours étaient l’art graphique, le dessin, et maintenant le pastel et l’aquarelle. Il m’arrive aussi de chanter.

    Je suis une infâme bordélique, passionnée de chevaux (il y a presque toujours un cheval dans mes histoires) et depuis 10 ans, je fais du rallye automobile en tant que copilote (pilote plus rarement) et j’adoooore ça !

     

    Depuis quand écris-tu ?

    Depuis toujours. J’ai des stocks de romans, ébauchés ou plus avancés, dans mes tiroirs.

     

    • Combien de temps consacres-tu à l’écriture ?

    Ça dépend du temps dont je dispose et de ce que j’écris, ça va de quelques minutes par jours à plusieurs heures. Mais il m’arrive de ne pas écrire une ligne pendant des semaines.

     

    • Quand tu as une idée, prends-tu des notes ?

    Oui. J’écris le premier chapitre et je note les lignes principales de l’intrigue, quand c’est pour un nouveau roman. Et quand c’est pour quelque chose que je suis en train d’écrire, je griffonne dans un des cahiers qui me suivent partout. Où ça se complique c’est quand les idées me viennent quand je suis sous la douche et c’est presque toujours le cas, c’est terrible ! Il m’arrive de garder un carnet à portée de main dans la salle de bain !

    Interview de Liliane Fournier

    • Sur quel support écris-tu ? (Ordinateur, cahier…) 

    Sur ordi. Mais comme je l’ai dit plus haut si je n’ai pas de clavier à proximité, j’ai toujours un cahier.

     

    • D’où te vient l’inspiration ? 

    De tout. Une personne que je croise, une phrase que j’entends, une situation que je vis, des rêves…et surtout, les voyages.

     

    • Combien de temps mets-tu à écrire un livre ?

    Entre deux mois (rare) et deux ans. J’aime bien peaufiner mes textes jusqu’à ce que tout soit fluide.

     

    • Fais-tu beaucoup de recherches pour tes romans ?

    C’est indispensable. Pour Andalou, j’ai lu et visionné beaucoup de document sur la tauromachie. L’action se passe en 1987, il fallait que les musiques dont on parle soient au top 50 cette année-là, le profilage en était à ses balbutiement, le terme de « serial killer » venait à peine de voir le jour aux USA, le modèle de révolver que l’on confie à Mathilde venait juste d’équiper les policiers, j’adore soigner ce genre de détails.

    Pour la suite, Lettres andalouses (titre provisoire), sur laquelle je travaille en ce moment, je me suis plongée dans l’histoire des sévillans partis en Amérique au 16eme siècle, je suis partie en Andalousie pour visiter les ganaderias, savoir comment on y travaillait avec les taureaux et les chevaux.

    Pour Scottish trip, ma prochaine sortie, je suis allée en Ecosse, je me suis documentée sur les différentes étapes de la production d’un disque, ou les meilleures lignes de basse du rock…

     

    • Écoutes-tu de la musique en écrivant ? 

    Non. J’aime les bruits de la nature ou le silence. Mais il m’arrive d’écouter les musiques qui apparaissent dans l’histoire que j’écris et ça va du flamenco pour lettres andalouses, au rock de Muse pour Scottish trip.

     

    • Quand tu commences à écrire ton histoire, la connais-tu déjà en entier ou bien improvises-tu au fur et à mesure ? 

    J’aime bien être surprise par ma propre histoire ! Il y a une intrigue policière dans Andalou : je l’ai commencée sans avoir la moindre idée de l’identité de mon meurtrier ! Et quand je l’ai enfin trouvé, j’ai reconstruit toute l’intrigue pour balader mon lecteur sur de fausses pistes !

    Je laisse beaucoup faire mes personnages et l’histoire s’enrichit de rebondissements imprévus. J’ai déjà essayé de bâtir une trame et de m’y tenir. Mais c’est très castrateur pour ma créativité. J’ai besoin de liberté. Mais cette manière d’opérer demande souvent plus de travail, parce qu’il faut remettre de la rigueur dans la structure du roman qui risque de partir dans tous les sens.

     

    D’où t'es venu l'idée d'écrire, « Andalou », ton roman policier sorti aux Éditions Hélène Jacob ?

    Tout le background de l’histoire est réel. Un ami, ancien directeur des arènes de Béziers m’avait dit un jour, en parlant d’un célèbre torero, beau gosse de l’époque : un jour, je vous présenterai un homme, un vrai ! Je n’aime pas la corrida alors j’ai toujours décliné l’invitation. Un jour, j’ai vu sa photo (il était vraiment canon) et je me suis demandé si un homme qui faisait ce métier aurait pu me séduire malgré tout ce qui nous opposait.

     

    • On peut également retrouver ta plume, avec le tome 1 et 2 de « Pas froid aux yeux » en auto-édition. Ces nouvelles sont d'un autre genre, l'érotisme. Est-ce un genre que tu as toujours voulu écrire ?

    Les nouvelles sont surtout des histoires de rencontres. Le sexe n’est pas l’essentiel, c’est un ingrédient incontournable. Il tend le récit (comme une érection tend la toile d’un pantalon oserai-je !!), ça permet de monter en puissance, comme on aimerait que ce soit le cas lorsqu’on rencontre un homme (ou une femme) qui nous plaît. C’est aussi un défi de rendre ces scènes chaudes et sensuelles sans tomber dans le lourdingue ou le mièvre. J’aime bien ça !

    Il y aura du sexe dans Scottish trip et dans les lettres andalouses. Mais encore une fois, ce n’est pas une fin mais plutôt un moyen. Raconter une histoire de couple sans parler de ce qui se passe dans la chambre (dans la voiture, dans les champs ou dans les balles de foin aussi !) serait un récit incomplet, le sexe est une composante essentielle du couple, il est le théâtre de conflits, de hiérarchie, de dominance, de blessures personnelles, de générosité, d’égoïsme…Le sexe, c’est le moment de vérité, celui qui révèle notre vraie nature. Ce serait bête de ne pas l’utiliser pour construire la personnalité des personnages.

    Et puis nous vivons des temps compliqués, la société serpente entre pornographie et puritanisme, l’érotisme est un gardien de nos libertés.

    Écrire de l’érotisme me sert aussi à faire passer un message : le sexe, ce n’est pas dégradant, ce n’est pas obscur, ce n’est pas prendre ou perdre le pouvoir ! On a le droit d’aimer cela, même quand on est une femme. Mes héroïnes sont libres, elles ne sont que sous l’emprise de leur passion, je combats le schéma dominant/soumise trop présent à mon goût dans la littérature érotique actuelle et qui donne une image de la sexualité féminine (et masculine) très réductrice et très machiste.

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    • Penses-tu t’essayer à un autre genre ?

    Oui, bien sûr. Le polar parce qu’il me permet de changer de peau. Une autre histoire est en train de germer où il pourrait ne pas y avoir de sexe, juste une tension psychologique entre deux personnes.

     

    • Quel est le personnage de tes romans préféré et pourquoi ?

    Ça c’est très difficile comme question, je les aime tous.

    J’ai un faible pour Gaetano, mon torero, ce n’est pas un brun ténébreux, c’est un brun lumineux ! Il a une personnalité atypique, c’est un séducteur mais il n’est pas prétentieux, il n’est pas violent comme le supposerait son métier, il a aussi quelques fêlures comme on le découvrira dans la suite. J’aime également JP, le marin, héros d’une de mes nouvelles (Les îles Sanguinaires), trop timide pour oser séduire, et Paul, l’homme des bois qui a décidé de ne plus parler (pur automne)

     

    Quel est le personnage que tu as eu le plus de mal à écrire et pourquoi ?

    Mathilde/Pinky, parce qu’elle est mon double mais il fallait que je l’émancipe de ma personnalité pour qu’elle évolue. Le passage de « Pinky » à « Mathilde » m’a beaucoup aidée.

     

    • Quels sont tes autres projets ?

    Scottish Trip sortira chez Hélène Jacob le 26 mars 2018.C’est l’histoire d’une jeune femme qui se fait larguer par son amant à son arrivée à Edimbourg et qui décide malgré tout de faire en solitaire le voyage qu’elle envisageait à 2. Elle va faire de nombreuses rencontres qui vont changer sa vie. Lettres andalouse (la suite d’Andalou) est en réécriture pour une probable sortie en 2019. En ce moment, j’écris aussi une romance dont l’action se passe dans le monde du rallye.

    J’espère également exposer mes créations graphiques en 2018. Un calendrier pourrait voir le jour avant noël, si j’arrive à trouver du temps.

     

    • Quels sont tes genres de lecture préférés ?

    Je lis vraiment de tout avec une préférence pour les romances, (pas trop la dark parce que le monde dans lequel nous vivons est suffisamment sombre comme ça !) et les polars, je n’accroche pas à la bit-lit, je ne sais pas pourquoi, les vampires ne me font pas frissonner !

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    • Quel est le dernier livre que tu as acheté ?

    Good Lord de Laure Elisac., je crois, j’ai rempli ma PAL pendant le mois des indés !

     

    • Quel est ton ou tes auteur(s) préféré(s) ?

    Elisabeth Georges, John Steinbeck, Fred Vargas, Emily Brontë, Philippe Djian, John Irving, Laure Elisac…et beaucoup d’autres

     

    Ton portrait chinois en 10 questions : 

      

    Si tu étais… 

     

    Un animal ? mon chat

     

    Une couleur ? le rouge

     

    Un film ? Le grand bleu

     

    Une sucrerie ? de la réglisse

     

    Une actrice ? Audrey Hepburn

     

    Une fleur ? une hellébore de Corse

     

    Un de tes personnages ?  Mathilde, of corse

     

    Une saison ? l’automne

     

    Une chanson ? One de U2

     

    Un livre ? un livre de coloriage

     

     

    Un dernier mot pour tes lecteurs ?

    Pour ceux qui n’ont pas encore tenté Andalou, je voudrais leur dire qu’ils peuvent se lancer sans crainte, même s’ils adorent les animaux (comme moi), le milieu de la corrida n’est qu’un prétexte à se moquer de l’homme qui se veut super macho mais qui n’hésite pas à s’habiller en papillote de noël avec des bas de soie !

    Vous pouvez retrouver mon univers sur mon blog https://lilireve.jimdo.com/ ou sur ma page auteur de FB https://www.facebook.com/Liliane.Fournier.auteur/

     

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  • Commentaires

    1
    Mardi 28 Novembre 2017 à 18:39

    Bonjour, pour "fréquenter" cette amie sur la toile, je tiens à dire que c'est un être de lumière dont l'esprit taquin et coquin en ravie plus d'un(e). Andalou m'a tenue en haleine jusqu'au dénouement. 

    Je lui souhaite tout le bonheur du monde dans ces diverses entreprises et une reconnaissance méritée dans son chemin d'écriture. 

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