• Dans la peau, tome 1 : La face cachée - M.Leighton

     

    Dans la peau

     

    Tome 1 : La face cachee

      

    M.Leighton

    Éditions Milady

    288 Pages

     

    Photo : *Manue* Coucou les manias, j'espère que la semaine se passe bien ??? Bon on est mercredi, déjà la moitié d'effectuer ! Pour tout vous dire, j'ai lâché pour le moment "Je veux vivre" non pas parce que je n'aime pas bien au contraire mais parce que c'est prenant, ça vous serre à la gorge et comme j'ai enchaîné les lectures tristes ces derniers temps et que j'ai vidé ma boîte de kleenex^^, j'ai décidé de faire une pause, mais je vais le reprendre... c'est juste que je ne préfère pas me forcer, ce serait à mon sens passer à côté de quelque chose, d'un roman qui demande qu'on s'y consacre pleinement et là j'avançais à reculons ! Bref, j'ai donc jeté mon dévolu sur un roman qui me faisait de l'œil, si je vous dis : Cash, Nash ? Bingo ! Dans la peau le tome 1 la face cachée de M.Leighton, qui sera l'objet de ma chronique hebdo et autant vous dire que l'avis est très mitigé, une lecture déroutante mais dans le sens d'un vaste méli mélo d'incompréhension pour ma part, ça laisse sans voix les sourcils écarquillés ! Bref vous en saurez plus en fin de semaine ! ;)

     

     

     

    Résumé : 

     

     

    Olivia Townsend est une femme comme les autres, qui se démène à l’université dans l’espoir de pouvoir un jour aider son père dans ses affaires. Pour financer ses études, elle travaille à l’Hynos Club, le bar géré par le très séduisant Cash – le genre de bad boy qu’elle a décidé d’éviter comme la peste. C’est alors qu’elle rencontre le frère jumeau de son patron, Nash, un avocat bien sous tout rapport... accessoirement casé avec sa colocataire. Entre les deux, son cœur balance...

      

    L’avis de Manue :

      

    Voilà un roman que j’ai lu quasiment d’une traite, mais pas forcément pour de bonnes raisons. Je m’explique. Parfois, tourner les pages les unes après les autres est synonyme d’une lecture captivante, passionnante et beaucoup d’autres qualificatifs qui finissent par –ante, sauf que de tant à autre, ça peut être juste de la curiosité suivie d’un froncement de sourcil à chaque phrase qui s’enchaîne de sorte que ne clignote plus que trois lettres dans notre esprit : WTF ? Que je traduirais par « mais qu’est-ce que c’est que ce foutoir ? ».

    C’est un peu le sentiment qui m’a collé à la peau pour le coup. L’impression d’un grand bazar semé par l’auteur dans lequel il n’a jamais pris le temps de faire le tri à tête reposée. Je voulais à tout prix continuer, je sentais bien qu’il y avait quelque chose de bancal, de louche derrière cette histoire alors je l’attendais ce moment fatidique qui finirait par assouvir ma curiosité et qui a finalement fini à mon grand damne par achever ma mauvaise impression générale de cet ouvrage. Non pas qu’il soit foncièrement mauvais, il a des qualités littéraires, mais un roman, c’est un agencement d’une multitude de rouages et là certains se sont grippés. L’univers général n’aboutit qu’à laisser un sentiment de malaise profond à la lectrice que je suis. Je ne suis pas restée sur ma faim, non ce n’est pas le mot, c’est que j’en suis carrément restée coi, oui complètement bouche bée ! Vous connaissez Cristina Cordula sur M6 ? Celle qui fait les relooking ou encore qui anime l’émission « Les reines du shopping » où des nanas se déboisent sur leurs tenues ? (désolée pour les références, mais bon oui j’avoue : je regarde ce genre d’émission parce que ça me détend le soir :p et puis j’fais ce que je veux, j’aime les fringues et les chaussures, on ne se refait pas ^^) Bref, comme elle, j’avais envie de dire à M.Leighton : « Ohlalala, mais ça va pas du tout ma chérieeeeeeeeeeeeeeeeeee ! Non, mais là c’est pas possible, t’es pas du tout raccord ! ».

    En gros, on avait un bon terreau de base, mais j’ai la sensation au final que des mauvaises herbes sont venues s’agglutiner. Résultat ? Reste plus grand-chose à sauver !

     L’histoire semblait plutôt prometteuse et originale sur le papier. On fait la rencontre de Olivia, charmante brunette obligée pour des raisons financières de cohabiter avec sa détestable cousine Marissa. Olivia est étudiante le jour et barmaid la nuit. C’est lors d’une soirée bien arrosée pour l’enterrement de vie de jeune fille d’une amie qu’elle fait la rencontre houleuse et muy caliente de un hombre que se llama Cash Davenport à L’hypnos club qui n’est autre que le propriétaire de ce club. Cash est une bombe atomique (enfin du point de vue de l’héroïne, car moi il ne m’a pas plus émoustillée que ça). Mais comble du comble, notre belle Olivia dit Liv découvre le lendemain après une bonne cuite que Dieu a fait grâce au monde de deux bombes thermo nucléaire puisque Cash, oh grand dieu de la débauche, à un frère jumeau nommé Nash (on notera au passage que les parents avaient beaucoup d’imagination, sont pas pris la tête au moins, ils ont changé une lettre, y’en faut pour tous les goûts :p héhé faut leur demander d’aller jouer à des chiffres et des lettres, z’aiment bien jouer avec les consonnes ! ). Nash est avocat et bosse pour la société du père de Marissa. De fait, ô miracle, étonnement, joie, désespoir…il occupe la place de petit-ami de cette dernière. Ô Nash pourquoi n’es-tu pas libre comme Cash ? Renie Marissa et glisse-toi sous mes draps… tels sont les pensées améliorées d’Olivia. Alors que le premier frère est un bad de boy en puissance, fêtard, séducteur en herbe, en gros un débauché de la pire espèce qui accumule les défauts (Olivia ne le connaît même pas plus que ça, mais elle l’a déjà rhabillé pour l’hiver. Pour le coup, celui-là, il porte bien son prénom, car il est très cash avec Liv au niveau de l’attirance sexuelle qu’il éprouve pour elle) le second paraît plus mature, la tête sur les épaules… Alors vous pensez bien les deux similis Casanova vont faire tourner la tête de notre charmante demoiselle, la pauvre ne saura plus où donner de la tête. Et un coup, je suis à fond sur Cash, la seconde sur Nash… et je sais que le second est parfait pour moi, mais je ne peux m’empêcher d’être attirée par les bad-boy… C’est une histoire sans fin c’t’affaire.

    « Cash est trop beau de la mort qui tue, mais Nash est un dieu du sexe… » patati patata on tourne en rond dans ce triangle « amoureux » qui n’en finit plus. On finit par être autant à l’agonie que notre héroïne. Parce que Olivia est une vraie girouette qui est carrément du genre à virer de bord dans sa vie personnelle à 180° à la dernière seconde quand vient l’heure de faire des choix. Ce qu’elle est agaçante à toujours se poser les mêmes sempiternelles questions, à ressasser sans cesse les mêmes choses ! Bon Dieu, mais fait un choix ! C’est pas comme s’ils étaient pas faits sur le même moule quand même ! Qu’est-ce que ça change ? Si ça marche pas avec le premier, tu passeras au second !

    Elle se répète… Nash/Cash… Cash/Nash… Ça devient lassant. En plus, elle paraît toujours en chaleur parce que les frères lui font de l’effet, oui, mais voilà elle hésite, hésite…hésite… Je ne savais pas qu’on pouvait autant hésiter, je vais vous dire à ce stade-là, il est même plus question d’indécision, mais de trouble de la personnalité dépendante !

    Bon heureusement au bout d’un moment ça bouge ! J’attendais plus que ça ! Mais parce qu’il y a un mais, LE rebondissement du roman vient tout saborder. Au moment où naïvement, je pense que les choses se mettent en place, voilà que la révélation, « the big secret of the year between the twins brothers » casse toute l’originalité, l’ambiance du livre. Elle n’apporte finalement pas grand-chose, car elle arrive sur le tard, et en plus ne mène à aucune action sinon celle de nous mener inévitablement sur la voie d’un tome 2.

    Je ne peux pas dévoiler ce que je sais sans spolier tout le roman, mais j’avoue que je ne me suis pas doutée une seconde de ce qui allait arriver, ou plutôt, j’ai préféré honnêtement me voiler la face, j’y croyais pas. Non, parce qu’après ça, on se dit qu’il y a comme une grosse incohérence dans le roman, dans la narration, dans l’alternance des points de vue, dans les choix faits par l’auteur. Si on relit bien on a l’impression d’un gros cafouillage. Déjà que les personnages ne sont pas plus attachants que ça parce que Olivia est belle (sans trop qu’on sache pourquoi à part son corps de rêve, ses yeux verts et ses cheveux bruns, on n’a pas vraiment d’autres infos, c’est assez vague… Ah si elle a le sang chaud ! Allons bon, faut croire que ça rend forcément plus beau d’avoir le feu aux fesses xD ). Cash, lui, est l’archétype du beau gosse arrogant, trop sûr de lui, un vrai playboy qui fait tomber ces dames comme des mouches, et Nash le petit avocat so sexy avec ses airs de charmeurs indécis. Mais même s’ils sont décrits comme des mâles charismatiques, je n’ai pour ma part pas du tout perçu les jumeaux de la sorte. Quant à Ginger, la meilleure amie dont j’ai aisément survolé la présence en faisant mon petit topo du résumé du roman car elle fait plus office de figurante qu’autre chose, elle est dotée d’un amour graveleux très en dessous de la ceinture. Soit, je vous l’accorde, je suis très portée sur l’humour, mais là les blagues salaces dans toutes les répliques ça me donne de sévères indigestions, ça force le trait et c’est plus drôle, car ça devient caricatural. Ginger est grotesque. Elle ne peut pas prononcer une phrase sans qu’on se retrouve à parler de « se faire dilater la foufoune », de «  trouver queue à sa chatte », « de trou du cul », « couilles » pour ne faire que la citer, j’en passe et des meilleures. Bref, pas de doute, là on ne peut pas reprocher à l’auteur de faire des répétitions dans ce domaine, car on a tout un tas d’adjectifs mécaniques, voire alimentaires pour se référer à l’acte sexuel. Si on n’avait pas compris que la meilleure amie d’Olivia était en manque, je vous rassure, au bout de quelques lignes à peine la lectrice finit bien par intégrer le message, mais surtout par avoir pitié de son personnage caricatural et exubérant, limite insupportable. En gros, y’en a pas un dans ce casting pour rattraper l’autre. Difficile de se prendre de passion pour l’histoire quand on ne parvient pas au moins à s’attacher à un seul perso. Pire que tout, après la grande révélation subliminale en relisant les premiers chapitres, je me suis dit qu’il y avait anguille sous roche, que ça collait pas. J’ai même pensé que Cash était schizophrène. Voilà qui a détruit le peu de sex appeal que je pouvais encore lui accorder. Carrément discrédité à mes yeux, alors qu’une pointe de romantisme nous saisit à la fin du roman moi j’étais déjà sur la touche.

     J’ai donc achevé le roman sans grand enthousiasme, avec le dépit le plus total. L’idée de départ était là, plutôt sympa, avec du potentiel, mais en passant du coq à l’âne, en jouant sur tout un tas de tableaux à la fois et tout ça avec des personnages aux personnalités trop prononcées, presque parfois antipathiques, l’auteur laisse finalement le lecteur complètement en marge du roman, spectateur malgré lui d’un enchaînement romanesque qui pardonnez-moi l’expression, nous donne l’impression que cela n’a ni queue ni tête. Le romantisme est passé à la trappe, pour moi-même si ces scènes étaient intéressantes, elles n’ont pas réussi à me rembarquer dans l’histoire. Ça ne m’a pas touchée, émue, transportée. J’étais détachée de l’ambiance générale du roman. Vers la fin, j’aurais pu tenter de m’accrocher encore à l’histoire, je pensais que l’auteur allait en profiter pour donner un second souffle au récit, mais après la révélation tout retombe : on découvre tout de nos personnages et cela ne fait que précipiter la fin du tome qui se termine sur une grande incompréhension. OK, je sais qu’il va y avoir une suite prompte à délivrer plus de rebondissements, que la révélation n’est qu’une passerelle pour la suite, mais du coup quels rebondissements on a dans le tome 1 ? Rien, hormis moult moult hésitations avant de découvrir LE secret des deux frères pour finalement laisser retomber l’ambiance.

    Ce roman, c’est comme assister à une soirée en boîte de nuit. On sait que le DJ s’échauffe, qu’il garde les meilleurs morceaux pour la fin, mais au moment de tout donner, le pauvre est trop bourré pour mixer correctement. Résultat ? On finit la nuit avec des slows des années quatre-vingt avec Patrick Juvet en fond sonore en tentant de sauver la face prétextant à qui veut l’entendre que c’est pas grave parce qu’on a passé quand même une bonne soirée, que l’essentiel c’est déjà d’être en bonne compagnie.

    Décevant, c’est le mot. C’est divertissant, mais ça ne remplit pas ses promesses. Pourtant on ne s’ennuie pas, non, par curiosité on s’accroche, on reste persuadé jusqu’à la dernière ligne que les émotions vont arriver, que la mayonnaise va prendre, que tous les éléments vont s’accorder, que ça va bouger, que les choses vont évoluer… Mais l’ambiance est assez plate, il n’y a pas vraiment de montée en tension, d’appréhension, de cœur qui bat la chamade au sortir de cette lecture.  Je ne lirais probablement pas la suite. Je pourrais par curiosité parce que malgré tout avec cette fin on sent que M.Leighton a de la suite dans les idées, mais je ne suis pas bien convaincue...

    Voilà, vous l’aurez compris, on n’est loin du coup de cœur, ça se lit, la plume est fluide, ça divertit, mais ça n’atteint pas les sommets qu’on était en droit d’attendre. Dommage parce que ça aurait pu être tellement « waouh », l’auteur a une plume, de la suite dans les idées, un schéma de départ topissime, mais la construction, l’enchaînement, les réactions des persos, l’attente, les hésitations… tout ça mélangé à fait que l’explosion n’a jamais eu lieu… moi je n’ai pas eu la sensation que Cash ou Nash avaient Olivia dans la peau comme le titre le suggère, peut-être dans le deux, je l’espère du moins…

     

    Good week les manias !

    Xoxo,

    Manue.

    Pssst ! Je sais, une remarque qui sert à rien mais je rajoute un point négatif pour la couverture, le mec c’est juste pas possible, j’sais pas vous mais il a un grand menton, pis en plus il a pas de tatouage ^^ xD.


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  • Commentaires

    1
    Vendredi 28 Février 2014 à 17:34

    Arf, c'est dommage :( Je ne sais pas trop si je le lirai :/

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